Avant
dinvestir
Même si les associations nont
en général pas pour vocation de dégager des bénéfices et
daccumuler la trésorerie, rien ne leur interdit de faire
fructifier leur patrimoine et de réaliser des placements
financiers.
Il est important de savoir choisir le bon
placement. Plusieurs questions sont à se poser avant de
choisir la meilleure solution dépargne.
Le niveau des
disponibilités varie souvent de manière importante selon la
période de lannée, en particulier lors de lappel annuel des
cotisations ou à loccasion du versement dune subvention. Le
responsable avisé aura alors à cur de bien placer cette
trésorerie en tenant compte de plusieurs facteurs :
- Le niveau de
risque acceptable : dans la
grande majorité des cas, le trésorier optera pour des
placements sûrs, ne présentant pas de risques particuliers. Il
préférera souvent les placements monétaires ou le livret A,
plutôt que les investissements en actions.
- La durée
de placement : le
plan de trésorerie établi en début dexercice et actualisé
régulièrement, permettra au responsable des finances de se
faire une idée précise du montant et de la durée optimale des
placements.
- Le régime fiscal des produits : selon les placements, la
fiscalité appliquée sera différente et aura un impact sur le
rendement final de lopération. Les associations ne sont pas
imposées sur les plus values réalisées mais peuvent lêtre sur
les revenus (jusquà 24%).
Le livret
A
Le plus connu de tous les placements
pour les associations comme pour les particuliers est sans
aucun doute le Livret A. Il constitue, en général, le produit
de base des associations car il présente de nombreux
avantages.
Avant tout, le Livret A permet une épargne à
court terme, disponible à tout moment. Ce placement ne
présente aucun risque en capital et le taux de rémunération
est connu à l'avance. Avec 1,25% de rémunération garantie
(taux au 01.02.2010), le livret A
est un placement avantageux pour gérer les
liquidités de lassociation.
En outre, les associations
bénéficient d'un plafond de 76 500, soit 5 fois le plafond
des particuliers.
En savoir plus sur le livret A
Les titres de
créance
L'association peut également
placer son argent en le prêtant à des tiers.
La solution
la plus courante est de souscrire des bons du Trésor émis par
lEtat. Il sagit de titres d'emprunt à court terme d'une
valeur nominale de 150 euros, 750 euros ou 1.500 euros. La
durée de ces titres est variable (jusquà cinq ans) mais
peuvent se revendre à tout moment compte tenu dune excellente
liquidité. Les intérêts des bons du Trésor émis depuis le 1er
janvier 1995 sont soumis à un prélèvement libératoire de 16 %.
L'association peut par ailleurs prêter son argent à des
banques ou à des établissements de crédit. La Caisse d'Epargne
propose ainsi des bons de caisses ou bons d'épargne émis par
les Caisses d'Epargne. La durée de placement peut varier
de un mois à cinq ans. Le taux de rémunération est librement
fixé par la Caisse dEpargne, en fonction des conditions des
marchés financiers. Les intérêts des bons de caisse ou bons
d'épargne, sous réserve qu'ils soient nominatifs (non
anonymes), sont soumis à une retenue à la source de 10 %.
Pour les associations disposant dune trésorerie plus
importante (au moins 150 000 euros), il existe également des
certificats de dépôt négociables (CDN).
Pour en savoir
plus, consulter le portail de la Caisse d'Epargne
SICAV et
FCP
Juridiquement, l'association qui
achète des Sicav souscrit des parts de société et devient
actionnaire de celle-ci. La Sicav est une société
d'investissement à capital variable. Avec l'argent perçu de
ses actionnaires, la Sicav réalise des placements collectifs
axés sur des achats d'actions, d'obligations ou de titres à
court terme en fonction des objectifs fixés par ses
statuts.
A la différence des Sicav, les FCP ou Fonds
Communs de Placement ne sont pas des sociétés, mais des
copropriétés de valeurs mobilières. L'association qui achète
des FCP ne détient donc pas des titres d'une société mais
seulement une quote-part du Fonds.
Les Sicav ou les FCP
constituent un moyen simple et souple pour l'association
d'accéder au marché financier. Il existe une multitude de
produits dont certains sont spécialement conçus pour les
associations. Les durées de placement conseillées varient dun
produit à lautre pour sadapter aux différents besoins : trésorerie ponctuelle,
excédents temporaires de liquidités (sur un an par exemple),
placement quasi permanents.
Chaque Sicav ou FCP dispose, en
outre, de ses propres contraintes de placement : critères de sécurité, de
performance, de liquidité, etc.
Sur le plan fiscal, la
différence opérée entre la Sicav et le FCP, au plan juridique,
n'est pas sans conséquence. Les revenus des Sicav sont en
effet, comme les dividendes de sociétés françaises, exonérés
pour l'association. A l'inverse, les revenus issus du FCP
suivent le régime fiscal de chacune des valeurs qui le
composent comme si celles-ci étaient détenues directement par
l'association. Il sera donc préférable dacheter des parts de
FCP ne distribuant pas de revenus (FCP de capitalisation).
Dans tous les cas, lassociation sera exonérée dimposition
sur les plus values.
Quel placement choisir en SICAV
ou FCP ?
Il
existe différents types de placements, SICAV ou FCP, selon la
durée de placement envisagée, le niveau de risque acceptable
et le montant de votre investissement
:
- Les SICAV ou FCP investis en titres de taux
à court terme, présentant un faible risque de variation en
capital et pouvant donc senvisager pour des placements dune
durée de quelques jours à 3 mois). Cest le cas en particulier
d Ecureuil Trésorerie qui a lavantage de
posséder une valeur de part accessible à tous (environ 60
euros),et d Ecureuil Expansion (valeur de part denviron
17000 euros). Ces deux FCP ne prélèvent pas de
commission au moment de lachat ou de la revente.
- En
investissant sur des durées plus longues (un an et plus), il
faut sattendre à des variations de capital, et donc à
déventuelles moins-values en fin dexercice comptable. Sur le
long terme, les placements en titres de durées supérieures à
un an sont cependant plus rentables. Il sera conseillé de
sorienter sur Ecureuil Capipremière (valeur de part
denviron 2500 euros) pour un placement envisagé sur une
période de un à trois ans, ou sur Ecureuil Sensipremière pour un placement
envisagé dune durée dau moins 5 ans. Ces deux fonds sont
investis en emprunts dEtat et présentent donc une sécurité
absolue.
Les
obligations
L'obligation correspond à un
titre d'emprunt émis par les sociétés privées ou publiques,
par l'Etat (les OAT :
Obligations Assimilables du Trésor), ou encore par les
collectivités locales.
Chaque année, les détenteurs
d'obligations reçoivent un revenu équivalent au taux d'intérêt
servi par l'emprunteur et appliqué à la valeur nominale du
titre. Les obligations sont émises au minimum pour une durée
de trois ans et, le plus souvent, pour du long terme (au-delà
de sept ans). Lorsqu'elle est cotée en bourse, l'obligation
reste un placement très liquide. En outre, elle présente une
sécurité importante si elle se matérialise par un emprunt
d'Etat ou garanti par l'Etat.
Les produits des obligations
émises depuis le 1er janvier 1987 sont soumises à l'impôt au
taux de 10 % (les associations disposent toutefois d'une
franchise de 150 euros en deçà de laquelle l'impôt sur les
sociétés au taux réduit n'est pas perçu).
L'imposition des
revenus ou profits issus de valeurs
mobilières
Chaque année, dans les trois
mois de la clôture de l'exercice, les associations, et d'une
manière générale les organismes sans but lucratif qui sont
soumis à l'I.S. à taux réduits sur les revenus de leur
patrimoine, doivent produire une déclaration fiscale n°
2070.
Pour les associations dont l'exercice est sur l'année
civile, le délai est le 30 avril (généralement repoussé début
mai).
Une association qui ne dispose que de placements de
valeurs mobilières exonérés (par exemple un Livret A et des
Sicav) n'a pas à produire cette déclaration.
En revanche,
une association qui dispose de placements imposables mais pour
lesquels aucun versement n'est finalement dû par le jeu de la
franchise doit produire une déclaration.
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