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LES CONDITIONS
GENERALES DE DEDUCTIBILITE DES DONS
- L'absence de
contrepartie : le
don ne doit comporter aucune contrepartie.
- La
forme du versement
: le don peut être fait, ainsi que nous l'avons
souligné précédemment, en espèces ou en nature. Il doit, en
tout état de cause, correspondre à une dépense effective dont
la valeur est établie et justifiable.
- La
destination territoriale du versement : l'organisme
bénéficiaire doit exercer son activité en France pour que le
don ouvre droit à déduction. Toutefois, les associations
qui, au départ de la France, organisent des actions
humanitaires dans le monde entier sont admises au bénéfice de
la déductibilité fiscale. Celui-ci doit émaner d'un
contribuable fiscalement domicilié en France.
- Le
caractère
d'intérêt général de l'organisme bénéficiaire
: le don ouvre droit à déduction pour la partie
versante lorsqu'il est fait à un organisme qui n'exerce pas
d'activité lucrative, dont la gestion est désintéressée et au
sein duquel aucun avantage direct ou indirect n'est procuré
aux dirigeants, aux fondateurs ou aux membres. En outre,
l'association doit exercer certaines activités prévues par la
loi : philanthropiques,
éducatives, scientifiques, sociales, humanitaires, sportives,
familiales, culturelles ou concourant à la mise en valeur du
patrimoine artistique, défense de l'environnement naturel ou
diffusion de la culture, de la langue et des connaissances
scientifiques françaises.
- L'authentification
du don par un reçu
: tout don ouvre droit à déduction lorsqu'il est
authentifié par un reçu répondant aux critères définis par
l'administration qui en a dressé un modèle type à respecter
impérativement.
- Les abandons de revenus au
profit d'associations ouvrent désormais droit à réduction
d'impôt. Ainsi les frais engagés dans le cadre d'une
activité bénévole et en vue strictement de la réalisation de
l'objet social d'un organisme d'intérêt général ouvrent droit
à la réduction d'impôt sur le revenu au titre du
mécénat. Les frais doivent être dûment justifiés et
constatés dans les comptes de l'association. Le contribuable
doit renoncer expressément à leur remboursement. De même
l'abandon des produits ou revenus au profit d'un organisme
d'intérêt général (loyers, droits d'auteurs, produits de
placement) ouvrent droit à réduction d'impôt. (loi de finances
rectificative pour 2000, loi du 6 juillet 2000 et instruction du 23 février 2001
5B-11-01) .
- Sassurer de pouvoir délivrer des
reçus de dons : la
procédure de "rescrit" La loi n° 2003-709 du 1er août 2003 a augmenté
les pourcentages de déduction dimpôt sur le revenu pour les
particuliers et dimpôt sur les bénéfices pour les sociétés
qui effectuent des dons aux associations (voir ci-après). Elle
a également mis en place une procédure de consultation des
services fiscaux qui permet aux associations de vérifier
quelles sont bien susceptibles de délivrer des récépissés de
dons à leurs donateurs pour quils puissent bénéficier de ces
avantages fiscaux. Le décret n° 2004-692 est venu préciser les
modalités de la demande et l'instruction 13 L-5-04 du 19 octobre 2004
(Bulletin officiel des impôts n° 164) fournit le modèle de
cette demande (en annexe). Elle doit être adressée par pli
recommandé avec demande d'avis de réception, à la direction
départementale des services fiscaux ou déposée contre
décharge. Labsence de réponse après 6 mois vaut
acceptation de la possibilité de déduction fiscale. Le délai
de 6 mois court à partir de la réception de la demande ou des
informations complémentaires demandées.
Les éléments dappréciation de cette
procédure sont conformes à la doctrine de ladministration
fiscale clarifiée par les grandes instructions fiscales sur
les associations de septembre 1998 et février 1999. Le schéma
danalyse et les critères exposés dans celles-ci pour analyser
la situation de lassociation au regard des impôts constituent
donc une bonne évaluation des chances de lassociation de
pouvoir faire bénéficier ses donateurs davantages fiscaux. En
effet, lors de cette "procédure de rescrit", les services
fiscaux sattacheront tout particulièrement à trois
notions.
- La gestion désintéressée En
premier lieu, les services fiscaux sassureront, à travers
toutes les questions se rapportant à la direction et à la
gestion de lassociation, que celle-ci est bien désintéressée
.
- Lintérêt général LAdministration
jugera ensuite du caractère dintérêt général de la structure,
en questionnant sur ses activités, leur nature, les publics et
les tarifs. Les activités auxquelles sapplique la notion
dintérêt général sont nombreuses et couvrent la plupart des
domaines les plus courants de la vie associative. Lessentiel
est de faire apparaître que lassociation nest pas fermée,
que ses activités ne sont pas réservées à un cercle restreint
dadhérents. Lapplication déventuelle politiques de tarifs
préférentiels pour les publics en difficulté est à mentionner,
de même que les activités développées par lassociation qui
répondraient à un besoin social, culturel, éducatif,
philanthropique, etc. non couvert localement.
- La
part des activités lucratives Lexistence
dactivités lucratives et leur part dans le financement de
lassociation sera particulièrement étudiée. Peu
dassociations peuvent se dispenser de toute activité
lucrative, quil sagisse de la vente de menus objets ou
de prestations plus importantes. Il est alors essentiel de
faire ressortir la part non lucrative dans toute son ampleur.
Ce nest pas explicitement mentionné dans le modèle de
demande, mais il est souhaitable de comptabiliser tout le
bénévolat effectué et à le convertir en euros (ne serait-ce
que sur la base du Smic). Le bénévolat, au même titre que les
cotisations, les dons ou les subventions constitue une
ressource à part entière de lassociation. Cette évaluation
rétablira le poids réel du secteur non lucratif par rapport au
lucratif.
Modèle de demande
relative à lhabilitation des organismes à recevoir des
dons et délivrer des reçus fiscaux (Mise en uvre des
dispositions de larticle L. 80 C du livre des
procédures fiscale)
I
- Identification de lauteur de la
demande :
nom, qualité, adresse, téléphone
II - Identification de lorganisme (joindre une
copie des statuts ) -
Dénomination - Adresse du siège social (et des
établissements
) - Objet statutaire -
Affiliation (fédération, groupement, fondation
) -
Imposition aux impôts commerciaux : si oui, lesquels ?
III -
Composition et gestion de
lorganisme - Nombre de membres
(personnes physiques, morales, autres
) - Qualité des
membres (droits de vote, convocations aux assemblées
générales
) - Noms, adresses et professions des
dirigeants (préciser la fonction exercée au sein de
lorganisme - montant par dirigeant des
rémunérations et indemnités annuelles) - Salariés : nombre,
rémunération, avantage en nature, fonctions éventuelles
au sein du conseil
dadministration.
IV
- Activités exercées - Lieu
dexercice des activités - Activités exercées (à
titre permanent, occasionnel) - Modalités dexercice
(bénéficiaires des opérations, prix pratiqués
) -
Description des projets en cours
V - Ressources de
lassociation - Dons (indiquer le
montant) - Autres :
cotisations, subventions, ventes, prestations (indiquer
le montant par nature de ressource) - Existence dun
secteur lucratif (préciser la nature de(s)
(l)activité(s) lucrative(s) - la répartition et le
pourcentage des ressources par catégorie (dons et
autres) affectées au secteur lucratif et non lucratif,
la part respective des effectifs ou des moyens consacrés
respectivement à lactivité lucrative et à lactivité
non lucrative) - Y a-t-il une sectorisation
entre le secteur lucratif et le secteur non lucratif ? Préciser les
modalités pratiques de définition de cette distinction
(comptabilité distincte, affectation des ressources et
des charges entre les deux secteurs
)
VI - Observations
complémentaires Observations que vous
jugerez utiles à lappréciation de la situation de
lorganisme au regard des articles 200 et 238 bis du
code général des
impôts.
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